Cours de Tai Chi Chuan (Taichi Chuan) dans le 74 - Haute Savoie, Bas Chablais:
Douvaine, Messery, Nernier, Yvoire, Sciez, Chens sur léman, Thônon, Annemasse - Au bord du lac Léman


Style Chen - Laojia

Mise à jour: 13-Avr-2012





Présentation


     "Art martial roi selon les Chinois eux-mêmes, le Taichi Chuan est aussi une science de l’énergie et du contrôle de soi, une forme de méditation dynamique, une technique de bien-être et d’épanouissement."

    "Le Taiji Quan [Taichi Chuan] fut créé à partir de plusieurs aspects de la pensée Chinoise, comme la philosophie, la culture, la religion, le Taoïsme, l’hygiène de vie, le Qigong [Chi Kong] (les "Exercices énergétiques" traditionnels), la prophylaxie, et enfin les arts de défense, qui ont tous été combinés de façon harmonieuse et interdépendante.

     Le style Chen [créé par la famille Chen en Chine entre le 14ème et le 17ème siècle, enseigné par elle dans la vallée de Chenjia Gou depuis 19 générations] est une des branches du Taii Quan. Les autres branches du Taiji Quan, comme les styles Yang, Wu, Sun, se sont développées à partir de lui. On retrouve dans tous ces enchaînements des mouvements essentiels du style Chen."

Hu Bingquan, Secrétaire général adjoint de l'Association des Arts Martiaux de Shangai
de Taiji Quan, Art martial de la famille Chen, T. Dufresne & J. Nguyen, Ed. Budostore, 1994

     "La pratique du Taiji Quan exige une excellente concentration, une très bonne coordination, une liaison sans faille entre la pensée et le corps.

     (...) L'Occident doit adapter la pédagogie ancienne, sans rien perdre de l'essence profonde du Taiji Quan et des arts martiaux en général "

Yuan Zumou
de Taiji Quan, Art martial de la famille Chen, T. Dufresne & J. Nguyen, Ed. Budostore, 1994

     Le style Chen est caractérisé par l'excellente alternance rythmique des mouvements féminins et masculins (Yin et Yang). C'est ce rythme spécifique qui est à l'origine de la circulation et de l'intense génération d'énergie vitale interne.

     Il favorise égalemement l'acquisition de réflexes plus rapides, de clarté mentale—en raison de la forte oxygénation cérébrale, et d'une santé améliorée par un sport qui ne fait pas appel à l’essoufflement pour être efficace. Le corps acquiert souplesse et tonicité, la pratique favorise la musculation progressive des fessiers et des cuisses. La colonne vertébrale reprend une verticalité naturelle, certains problèmes respiratoires se voient fortement diminués (observations faites sur des élèves pendant plusieurs années).

Cedric Dumas

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Nature du Qi ou Chi


     Aujourd'hui la notion de Qi [Chi], Ki pour les Japonais, n'est que prudemment abordée par les asiatiques eux-mêmes, en tout cas lorsqu'il s'agit de l'exposer à la culture scientifique occidentale, souvent zélée dans l'application du doute systématique. De leur côté les enseignants occidentaux d'arts martiaux traitent en fin de compte très rarement le sujet, souvent il est vrai en raison d'un manque de connaissance précise, ou de la difficulté à traduire par des concepts clairs la pensée asiatique. La connaissance fondamentale des Mystères physiologiques est simplement ponctuée de lacunes qui ne permettent pas une bonne articulation interculturelle sur le sujet. De ce fait les uns et les autres sont incités à un sage retranchement afin de préserver les quelques trésors, même incomplets, hérités du passé. Il demeure néanmoins que la connaissance est universelle, de même que la vérité, qu'elle ne peut être changée intrinsèquement par les cultures ou le langage, et donc qu'elle est potentiellement accessible par toutes les cultures au moyen des mots, des métaphores ou des symboles à disposition pour l'exprimer.

     Les textes les plus significatifs sur le sujet du point de vue des arts martiaux sont issus, selon l'auteur du présent article, des écrits du Maître fondateur de l'Aikido, Morihei Uyeshiba [1]. Où le Ki est décrit par celui-ci comme une énergie cosmique ou universelle absorbable par le corps, capable de pousser ce dernier à transcender ses réflexes et son activité. Les musiciens connaissent bien cette sensation, lorsque, en dépit d'une technique peut-être encore hésitante, l'inspiration musicale prend place et dirige comme par magie les mains, le souffle, produisant une mélodie harmonieuse et entraînante alors que le simple décryptage des notes ne se résolvait auparavant qu'en un faible étalage de sons privé d'âme. L'écrivain connaît également de tels moments d'exaltation lorsque sa plume couche sur le papier sa pensée vibrante d'exactitude.

     Ceci pour dire qu'il semble exister quelque interface dans le corps capable de s'accorder à de plus grandes sources d'activation ou de Vie, et d'être "agi" par elles. Cette interface a été décrite par les traditions ésotériques occidentales par les termes de "corps éthérique", un concept générique qui recouvre en fait différents aspects: différents degrés d'une substance plus légère que la structure moléculaire, peut-être de nature subatomique, susceptible de convoyer dans le corps des particules vitales ou essences vivantes nommées Prana par les Hindous, sources de vitalité, de santé et d'endurance corporelle. En outre, cette substance éthérique serait dans de rares cas maléable sous l'influence de la volonté. Elle serait également source de certaines manifestations de type "Poltergeist" issues de personnes psychiquement / émotionnellement hyperactives. Cette substance serait ainsi étroitement pénétrée d'influences de différentes nature, notamment émotionnelle et mentale. Ce qui en ferait un médium particulièrement sensible et réactif aux émotions humaines, et convoyeur d'impressions mentales sur autrui (d'où la relation à l'influence par imposition de volonté, ou hypnose, au moyen de cette substance physiquement extensible et projetable). Les effets mécaniques de cette même substance sur la matière dense ont été observés et répertoriés au 19ème siècle par le baron Karl von Reichenbach en Autriche, lorsque des personnes sensitives, notamment caractérisées par leur somnanbulisme, réussissaient à mettre en mouvement des objets par transmission indirecte [2]. Il nomma cette substance "Od". Les travaux de Franz Anton Mesmer au 18ème siècle [3] l'ont également décrite et nommée "magnétisme animal", pour signifier ses capacités d'attraction et de répulsion physiques, spécifiques au corps "animal" c'est à dire à l'organisme humain⎯et donc sans rapport avec l'électromagnétisme moderne. Les caractéristiques mécaniques et d'attraction/répulsion de ce médium sont également bien connues des anciennes traditions martiales, notamment en ce qui concerne l'action à distance ou à courte portée, ou encore la capacité de densifier/concentrer cette substance afin de produire une "carapace" protectrice lorsque le pratiquant casse des briques ou des pierrres avec l'un de ses membres.

     Le Maître Uyeshiba explique que le Ki est en relation avec l'Amour au sens large, et donc que sa génération ou peut-être son amplitude serait bel et bien en relation avec les émotions. Alors que sa direction focalisée intentionellement serait plutôt en rapport avec la volonté. Les chinois disent que le Yi (la pensée) dirige le Qi (l'énergie), lequel dirige à son tour le Jing (la force, ou effet physique). Encore faut-il comprendre que les émotions "collent" au Qi et que la pensée ne peut diriger l'énergie que si les émotions peuvent être contrôlées et jouer à dessein leur rôle d'attracteur du Qi. Ainsi la volonté et la pensée peuvent-elles contrôler le Qi lorsque le pratiquant apprend à trouver en lui le centre de calme et de sérénité à partir duquel toute émotion peut être maîtrisée.

     Ce qui ferait du Chi, ou Ki, dans son application martiale et pour résumer, une substance semi- matérielle présente dans le corps, en interaction à son niveau le plus dense avec celui-ci par le biais des méridiens d'acupuncture, et faisant oeuvre d'interface avec de plus grandes types et sources d'énergie lorsqu'il devient possible de produire l'harmonie intérieure nécessaire. Mais le Chi est également un terme générique, comme nous utilisons les termes "énergies" en occident. Ainsi existe-t-il différents Chi ou, pour être plus exact, un unique Chi mais apparemment différencié pour chaque niveau d'être: un Chi universel proche de la notion de Dieu, un Chi spirituel proche de la notion d'âme, un Chi mental, un Chi émotionnel, un Chi semi-physique. De même que la Vie pénètre tout état d'être et de conscience, et toute matière.

     Comment le Taichi Chuan intervient-il dans le développement d'une telle énergie? Si l'on se focalise sur la nature semi-matérielle du Chi dans sa relation avec le corps, il est concevable que sa masse inertielle (aussi subtile soit-elle) puisse obéir aux lois du mouvement, et qu'accélérations, ralentissements, forces centrifuges et centripètes générées dans l'organisme par les mouvement de l'art martial induisent son déplacement, son transfert d'un point à un autre dans le corps, mais également hors du corps.
     Ces activations passent dans un premier temps inaperçues, mais avec la pratique régulière l'élève développe une nouvelle sensibilité du toucher qui lui permet d'interagir avec l'environnement énergétique, d'exécuter la forme comme s'il se déplaçait dans une substance palpable. C'est l'effet d'une sensation très concrète, et non d'un travail esthétique artificiel. Cela se traduit pour l'observateur extérieur par l'impression que le pratiquant se déplace dans de l'eau, ou du moins dans une matière imperceptible.

     On doit également rapprocher le Chi du souffle, de l'inspir et de l'expir, de la rétention et de la relaxe respectivement de l'Oxygène et du dioxyde de Carbone. Comme si l'Oxygène possédait en lui-même une réserve de Chi, de substance vitale, décomposable et assimilable par le biais de la respiration: Un aspect de la science du souffle connue en Inde sous le terme de Pranayama. Ce qui permettrait de concevoir un Chi fondamental toujours présent dans l'organisme, et un Chi absorbable, régénérant.

     Les enseignements de l'Inde mentionnent plusieurs sources de Prana : le soleil, l'oxygène, et les émanations de la nature, des forêts etc., issues de la dissociation naturelle de la matière organique et de son retour à l'état subtil, "naissant" et vital. Ainsi on concevra la nécessité de toujours pratiquer le Taichi Chuan autant que possible dans la nature. Car même lorsqu'il fait froid, les élèves assidus pourront témoigner qu'une chaleur latente est générée dans le corps, à l'image de la pratique Tibétaine de Tumo visant à produire une chaleur corporelle permettant aux moines de vivre faiblement vétus à des températures inférieure à 0°, insupportables pour tout occidental, même chaudement protégé. L'auteur peut apporter son propre témoignage, car bien qu'étant fragile des bronches il a pratiqué le Tai Chi Chuan torse nu en plein hiver et sous la neige sans avoir jamais souffert de refroidissement.

     Cet article ne peut évidemment être exhaustif et un réel approfondissement demanderait un ouvrage complet sur le sujet. Et quand bien même, la clé physiologique des Mystères ne serait tournée que d'un ou deux tours à notre époque, et n'ouvrirait pas toutes les serrures. Du point de vue occidental il est cependant bon de redonner au Taichi Chuan ses lettres de noblesse afin de ne jamais oublier qu'il s'est édifié grâce à une connaissance plus élargie du corps humain, et particulièrement de l'un de ses aspects méconnus, qui n'intéragit que faiblement et dans certaines circonstances avec nos systèmes de mesure électromagnétiques (voir à ce sujet le lien suivant: http://www.aether-sciences.com/Champs-vitaux.htm). Lorsque les esprits cesseront de défendre aveuglément des dogmes sécurisants alors ces connaissances reprendront leur place parmi les hommes sages qui sauront les utiliser à bon escient.

     Il ne serait cependant pas juste de conclure cet article sur le Chi sous son aspect substanciel semi-physique, qui n'est après tout que sa forme la plus dense et la plus grossière. Car l'idée du Chi en tant qu'énergie éternelle et universelle est avant tout ce qui anima les plus grands maîtres d'arts martiaux et leur permis de transcender les techniques qu'ils maîtrisaient. Sous cet angle, le Chi peut prendre le nom d'Inspiration. Etre inspiré, ou pénétré du Chi, maintenir consciemment l'état d'être qu'il implique, croire fermement en l'existence de cet océan de Vie disponible pour tout un chacun et l'aimer profondément, est déjà le premier pas vers une modification de l'esprit (Yi) susceptible de faciliter considérablement les manifestations physiologiques du Chi.

© Cedric Dumas, 16 01 2012


[ 1] Maître Morihei Uyeshiba, présence et message, André Noquet, Ed. Guy Trédaniel 1987
[ 2] Les effluves odiques, Karl von Reichenbach, conférences de 1866 - Albert de Rochas, Flamarion 1897
[ 3] Mémoires sur la découverte du magnétisme animal, Franz Anton Mesmer, 1779 - BNF

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  L’Enseignant


Cedric Dumas enseigne le Tai Chi Chuan—style Chen— depuis 1992.



     Dans les années 90 il apprend la forme Laojia du style Chen avec son professeur vietnamien, qui l'avait lui-même étudiée directement en Chine auprès de Chen Zhenglei (grand maître actuel) dans la famille Chen, afin de le faire connaître en France. La fibre de l'enseignement le pousse à transmettre à son tour ce style précis et élégant, dénué de fioritures et axé sur le mouvement essentiel.

     Sa préoccupation a toujours été de réconcilier les connaissances traditionnelles occidentales sur l'énergétique avec celles des cultures orientales. Il s'efforce, à travers la pratique fidèle de l'art et l'enseignement théorique, d'apporter à ses étudiants une technique enrichie de sens et de compréhension, afin que le Taichi Chuan ne finisse pas par devenir une simple expression formelle ni une méthode de relaxation quelconque privée de son essence fondamentale.

 

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  Organisation des cours


     Les cours sont ponctués d’explications sur l’énergétique et la circulation du fluide vital dans le corps selon les anciennes traditions, afin que la pratique soit également imprégnée de la connaissance nécessaire à la compréhension de cet art ancestral.


     Les cours se pratiquent dans la nature pour être efficaces, car le Chi ou énergie vitale qui circule avec plus de vivacité dans le corps grâce au Taichi Chuan, est régénéré et stimulé par le Chi prélevé dans l'environnement naturel, ainsi qu'il a été dit plus haut. En pratiquant cet art corporel, tout en étant proche du monde végétal et minéral, nous effectuons une symbiose heureuse avec le vivant qui nous entoure et retrouvons une position harmonieuse au sein de ce monde dans lequel nous vivons, nous déplaçons et avons notre être.

     

 

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  Vidéos du style Chen (Laojia) par Cheng Zhenglei


     Le style Laojia est celui qui vous sera enseigné, et plus particulièrement le Diyilu (1ère forme) du Laojia du Daijia (l'un des trois principaux sous-styles de la famille Chen), d'après Chen Zhenglei.

     Le Diyilu est "découpé" en 74 mouvements (ou séries de mouvements) différents. L'enchaînement dure en moyenne 15 minutes. Pour un habitué des arts martiaux ou des disciplines corporelles au sens large, il peut être appris en un an. Pour un débutant compter entre deux et trois ans afin de maîtriser correctement la forme. Mais dans tous les cas plusieurs années d'affinage sont nécessaires.

     Les vidéos qui suivent permettent de se faire une idée des notions de Chansijing (énergie lente et douce) et de Fajing ou "force ressort", basées sur une maîtrise précise des axes de rotation du corps, permettant l'accumulation et la relaxe du Chi, au moyen du mouvement et du souffle.
     Elles permettent également de comprendre que l'apprentissage de l'enchaînement formel n'est que le premier pas, comme pour la musique: connaître l'emplacement des notes sur un instrument ne fait pas tout de suite de vous un musicien, c'est pourtant l'étape essentielle qui permettra de belles réalisations adaptées au talent de chacun.

 


Diyilu du Laojia - partie 1

Diyilu du Laojia - partie 2

     
     Il existe principalement deux formes du Laojia : le Diyilu, et le Paochui. Le Diyilu, est la forme que l'on étudie pour commencer, elle inclut une majorité de mouvements plutôt lents et doux (Chansijing) et quelques démonstrations "explosives" d'énergie (Fajing). Le Paochui est la 2ème forme, destinée aux étudiants avancés, majoritairement composée de Fajing. Son étude ne peut être réellement entreprise que lorsque le Diyilu est parfaitement maîtrisé, ou en voie de l'être. La vidéo ci-dessous sera plus parlante:


Paochui du Laojia

     Et pour finir, différentes formes de Tuishou ou "poussée de mains", exercices à visée martiale entraînant à percevoir le Chi de l'adversaire (sans laisser deviner le sien...) et à travailler avec lui selon une paire complémentaire Yin/Yang.

 


Tuishou,
par Chen Zhenglei et Chen Bin

 

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  Lieu et horaires des cour / Contact


 

Les cours ont lieu tous les Samedis matin de 10h00 à 11h30 (inscription possible tout au long de l'année). Ils se déroulent à Nernier (74140) à 10 minutes de Douvaine, 25 minutes de Thônon les bains ou d'Annemasse, et selon le temps :

- Dans jardin Japonais privatif (commodités et collations à disposition).

- Dans le parc municipal, au bord du lac Léman, avec vue sur le Jura.

 

Tarifs

• Le premier cours est gratuit, il vous permet d’essayer cette discipline et de voir si elle vous convient.
• Règlement au mois ou au trimestre (tarif réduit)

• Tarif réduit pour couple

En semaine :

• Cours particuliers (déplacement à domicile possible)

Pour les détails du lieu et tarifs se renseigner par email:

info (arobase) taichichuan74.com

 

 

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